Palmarès Tour est dédié au cyclisme et particulièrement à la plus grande course du monde, le Tour de France. Vous trouverez tous les résultats depuis la création de l'épreuve en 1903. Plusieurs modes de recherche sont à votre disposition afin de faciliter l'accès aux données que vous souhaitez consulter.
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Alberto CONTADOR 
Andy SCHLECK 
Lance ARMSTRONG 
Franco PELLIZOTTI 
Thor HUSHOVD 
Andy SCHLECK 
Monaco accueille le grand départ du Tour de France 2009 avec un contre-la-montre exigeant d’une quinzaine de kilomètres. Le retour aux affaires du septuple vainqueur de l’épreuve Lance Armstrong n’impressionne en rien le Champion de Suisse Fabian Cancellara qui s’impose sur la première étape et prend donc le Maillot Jaune. Un autre homme va marquer les premiers jours de courses, il s’agit de Mark Cavendish. Meilleur sprinteur depuis le Tour 2008, il assomme la concurrence dans les sprints massifs pour s’offrir le Maillot Vert. Dans l’étape de marquée par le vent, son équipe Columbia créée le spectacle en initiant une bordure à 30 kilomètres de l’arrivée. Elle piège tous les favoris, sauf un seul, Armstrong qui est accompagné du Maillot Jaune Cancellara. L’échappé prend 40 secondes à l’arrivée, ce qui permet à l’américain de passer devant son coéquipier Alberto Contador, grand favori, au classement général et d’agiter les médias à propos des tensions entre les deux grands leaders d’Astana.
Le contre-la-montre par équipe qui fait son grand retour cette année élimine quelques prétendants à la victoire finale, notamment Cadel Evans et le vainqueur sortant du Giro Denis Menchov. Mais cette étape place surtout l’équipe Astana en orbite, qui en plus de remporter le chrono, place ses quatre leaders (Armstrong, Contador, Kloden, Leipheimer) dans les cinq premiers au Général. Fabian Cancellara garde la précieuse tunique jaune pour quelques centièmes d’avance sur Lance Armstrong.
Si Perpignan est proche des Pyrénées, il faut encore patienter pour voir les coureurs franchir les grands cols. Limité lorsque la route s’élève, Thomas Voeckler n’hésite pas à attaquer avant la montagne et devient le premier coureur à s’imposer en échappée et en solitaire de ce Tour. Une première pour le coureur français qui n’avait jusque là seulement porté le Maillot Jaune lors du Tour de France 2004. Une escale à Barcelone, sous la pluie, consacre Thor Hushovd : victoire d’étape et Maillot Vert.
Le parcours pyrénéen va se révéler décevant, essentiellement à cause du tracé, mais il offre cependant une arrivée en altitude à Andorre Arcalis où Jan Ullrich avait pris le pouvoir en 1997. Brice Feillu, attaque ses compagnons d’échappée dans la dernière ascension et parvient à remporter un succès mérité autant qu’inespéré pour un néo-pro. Contador place un démarrage et reprend quelques secondes à tout le monde. Rinaldo Nocentini, lui aussi échappé, obtient le Maillot Jaune, Cancellara ne pouvant le garder sur des pentes trop rudes malgré quelques dispositions de grimpeur entrevues sur un Tour de Suisse victorieux quelques semaines auparavant. Le festival français continue puisque Sandy Casar est battu au sprint par Luis Leon Sanchez à Saint-Girons et que Pierrick Fédrigo s’adjuge l’étape de Tarbes, après avoir gravi les cols d’Aspin et Tourmalet. Il faut y ajouter une belle résistance au peloton dans les 40 derniers kilomètres en compagnie de Franco Pellizotti.
Après une première journée de repos bien méritée, le Tour tente une journée sans oreillettes. La décision est contestée par les deux tiers des directeurs sportifs, l’étape d’Issoudun est donc courue à un rythme lent sans pour autant être boycottée. Victoire du britannique Cavendish qui récidive le lendemain à Saint-Fargeau, plus petite commune étape de ce Tour de France 2009. A Vittel, Sorensen triomphe en solitaire après avoir attaqué à 23 kilomètre de la ligne ses compagnons d’échappée. Les Vosges consacrent un sprinteur, Heinrich Haussler, qui, échappé lui aussi, sous la pluie toute la journée, gagne à Colmar. Une belle victoire. Le lendemain, Serguei Ivanov signe la première victoire d’étape pour son équipe russe Katushia à Besançon. Echappé en compagnie de George Hincapie, ce dernier rate le Maillot Jaune pour 5 secondes suite à une erreur de ses coéquipiers. En effet, Cavendish, Maillot vert sur le dos, se fait emmener pour le sprint final, ce qui fait bien entendu accélérer le peloton. Mauvaise journée pour les Columbia, puisque Cavendish est déclassé pour irrégularités dans le sprint. Il perd le Maillot et toutes les chances de le retrouver.
Les choses sérieuses commencent vraiment dans les Alpes, en Suisse, à Verbier. L’arrivée en altitude bouleverse le classement en couronnant Contador qui fait coup double. Armstrong et les frères Schleck sont derrière. Evans et Sastre aussi. Une seconde manche se joue dans la terrible étape menant au Grand Bornand. Les deux frères attaquent et emporte Contador dans leurs roues. Franck Schleck, qui a travaillé tout le long de la dernière ascension remporte l’étape, devant le Maillot Jaune, plus préoccupé par le Classement Général.
La dernière étape chronométrée à Annecy est survolée par Cancellera, mais l’espagnol Contador parvient finalement à décrocher la victoire pour trois secondes. Il prend du temps à tous ses adversaires. Armstrong déçoit mais parvient à monter sur le podium alors que les luxembourgeois limitent bien les écarts et peuvent encore espérer figurer sur le podium à Paris.
Le Ventoux n’apporte rien de plus. Andy Schleck montre une fois de plus qu’il est en grande forme, alors que Contador grimasse lorsque Andy accélère pour tenter de décrocher Armstrong, vigilant dans la roue de Franck, son plus sérieux rival. Le grimpeur espagnol Juan Manuel Garate est premier en haut du Mont Chauve, suivi par son ultime compagnon d’échappée Tony Martin. Non sans humour, Cavendish et Hushovd, tous deux dans le gruppetto se livrent un sprint en haut du Ventoux.
L'arrivée sur les Champs-Elysées ne bouleverse pas le podium du Tour mais la bataille pour la victoire d’étape fait rage. Impérial, Mark Cavendish se permet de distancer ses rivaux de plusieurs et termine seul sur la photo finish. Hushovd assure sa victoire pour le Maillot Vert. Contador remporte son second Tour de France, 2 ans après le Tour de France 2007 et continue la série espagnole entamée en 2006. Andy Schleck confirme son talent en se classant second, mais cherche encore une victoire finale sur un grand tour. Lance Armstrong complète le podium final, signant un retour réussi dans la Grande Boucle à l’âge de 38 ans. Ses hauts et bas dans la course lui donnant un visage plus humain, il se réconcilie avec le public français. Il égalise Raymond Poulidor au nombre de podiums, huit dont sept victoires finales.
Photos : Guillaume NOIROT.
Consultez le palmarès du Tour de France 2009.
Au départ, un journal : le Vélo. Il règne en maître sur la presse sportive à la fin du XIXe siècle. Le journal organise entre autre la course Paris-Brest-Paris et Bordeaux-Paris, deux épreuves prestigieuses par leur difficulté. Son directeur, Pierre Giffard, dreyfusard convaincu, irrite fortement les annonceurs qui font vivre son quotidien en même temps que bon nombre de fabriquants de cycles, pour la plupart antidreyfusards. Le comte Jules-Albert de Dion décide de créer un nouveau journal, ce sera l'Auto-Vélo.
Henri Desgrange, ancien coureur cycliste et journaliste se voit confier la direction du journal. Le premier numéro paraît en 1900. Une guerre sans merci s'engage entre les deux concurrents. En 1903, elle tourne dans un premier temps à l'avantage de Pierre Giffard qui parvient, par décision de justice, à obliger l'Auto-Vélo de modifier son nom. Cependant, l'Auto, privé de sa seconde particule, possède déjà l'arme qui va faire plier son rival.
En effet, à la fin de l'année précédente, Géo Lefèvre, journaliste à l'Auto, lance l'idée d'un Tour de France cycliste afin de mettre fin à l'hégémonie du concurrent. Rétissant dans un premier temps, Henri Desgrange va ensuite concentrer toute son énergie à la création de l'épreuve, que toute la presse, sauf le Vélo bien entendu, qualifie d'innovante et grandiose. Les ventes du quotidien explosent.
Le premier juillet 1903, à Montgeron près de Paris, devant l'auberge du Réveil-Matin, le Tour de France s'élance sur les routes en direction de Lyon. Ce Tour est un succès pour l'Auto qui voit son tirage augmenter considérablement.
Le Vélo vit péniblement le succès de son concurrent. Pour preuve, sa publication cesse dès la fin de l'année 1904, balayé par l'Auto de Henri Desgrange.